Un chien : pourquoi faire ?

" Aux qualités qu’on exige d’un chien, connaissez-vous beaucoup de maîtres dignes d’être adoptés ? " Beaumarchais
Le chien est le premier animal domestique de l'homme.
Cette grande affection pour le chien s'exprime par son immense
bonne volonté à s'intégrer dans notre société.
Mammifère de l'ordre des carnassiers il appartient à la famille des canidés.
Ses ancêtres les plus probables seraient le Chacal Doré et le Loup Nordique :
le premier aboyant comme le chien serait à l'origine des chiens de garde, le
second l'ancêtre des chiens de traîneau et de chasse car il pratiquait cette
activité en meutes.
L'ancêtre des canidés s'appelle le "Miacis" : c'était un petit mammifère proche de la belette et qui vivait dans la forêt, il y a environ 60 millions d'années ! Cet animal aurait engendré un quarantaine de canidés primitifs aux morphologies diverses, se rapprochant de l'ours, de la hyène, du chat et du chien.
Il y a 12 000 à 14 000 ans est apparu en Eurasie le chien sauvage, descendant d'une race de loup. Les chiens sauvages se sont répandus dans le monde, engendrant d'autres races. Des os et fossiles datant de 4 500 avant Jésus-Christ permettent d'identifier cinq groupes de chiens :
les dogues / les chiens-loups / les lévriers / les braques / les bergers
Au fil des siècles , la domestication s'est perfectionnée par une sélection rigoureuse et continue des animaux les plus sociables et susceptibles d'aider l'homme dans ses tâches quotidiennes. Depuis, des croisements et sélections de chiens ont contribué à la multiplicité des races existantes et à leur spécialisation dans des activités de plus en plus diverses, grâce au dressage. Le climat, la génétique naturelle ou artificielle ont développé les races Il en existe aujourd'hui plus de 400 !
Acquérir un chien est un acte bien plus responsable que de changer de salon ou de voiture. Pensez-y !
Parmi les nombreuses questions que tout acheteur devrait se poser, il en est une qui paraît incontournable : " Serai-je un bon maître ?" . En effet, pour mériter la présence d’un chien à ses côtés, un maître digne de ce nom doit :
Si ces conditions ne peuvent être remplies, il serait plus sage de reconsidérer ce choix ou de prendre un chien en peluche.
Car l’arrivée d’un chien dans la vie de ses maîtres soulève de nombreuses contraintes qu’il faut savoir accepter. C’est le prix qu’il faut payer pour qu’une bonne complicité entre vous et votre compagnon puisse s’installer.
Si vous pensez par contre pouvoir satisfaire ces devoirs du " maître ", alors vous faites partie des heureux élus et êtes prêts pour la " grande " aventure !
1/ Où ?
Le meilleur choix : l’acheter chez un éleveur qui doit être un spécialiste.
vous devez choisir un chien
LOF inscrit dans le Livre des Origines FrançaisFuyez les animaleries qui proposent des chiots sans LOF aux origines douteuses ! De plus, les prix pratiqués sont aussi élevés que chez un éleveur recommandé par les différents clubs de race.
Vous pouvez pensez aussi à la S.P.A surtout si vous avez déjà un peu l’expérience des chiens. Un chien abandonné à tendance à s’attacher encore davantage à son nouveau maître !
LOF : se dit d’un chiot inscrit au Livre des Origines Français, ce qui signifie qu’il pourra être confirmé et produire de futurs chiots avec un pedigree.2/ Quand ?
Pas avant l’âge de 8 à 9 semaines. Laissez-lui le temps de faire l’apprentissage du langage de son espèce. C’est très important ! Un chiot séparé trop tôt des siens peut développer de l’agressivité envers ses congénères, car son ambition et son appétit du territoire n’ont pas été limités par les autres chiens de la portée.
Alimentation et dangers
Jusqu’à 6 mois, répartir la ration en trois prises et à heures régulières
Ne pas oublier l’eau
Ne pas donner les "restes" de table pour éviter l’embonpoint
Éviter de varier sa nourriture, car un changement brutal provoque des diarrhées
Ranger les plantes toxiques : mimosa, laurier rose, muguet, tulipe et rhododendron.
Éviter de laisser traîner des objets qu’il risque d’ingérer.
Ne pas nourrir le chien adulte juste avant ou après un effort physique important. Le chien risque un retournement d’estomac souvent mortel
Éducation
A) Propreté
Pour habituer un chiot à devenir propre, il faut avant tout effectuer des sorties fréquentes et à heures régulières avec lui.
Lui tremper le nez "dedans" n’est pas une solution surtout si la faute a été commise en votre absence. Le chien est incapable de se "souvenir". Inutile donc de le gronder à retardement !
B) Dégâts
Tous les chiots commettent des dégâts !
Ne pas lui donner une vieille pantoufle à mordiller, car il est incapable de la différencier de la nouvelle paire de Monsieur ! (idem pour les chaussettes…)
Lui acheter des jouets en évitant les objets trop petits.
Éviter de le laisser seul trop longtemps.
C) Langage
Ne pas oublier que le chien "comprend" davantage l’intonation donnée aux mots plutôt que leur sens. Un "Non !" est efficace que s’il est dit sur un ton ferme, sans équivoque.
Privilégier le langage gestuel. La main est l’outil idéal pour communiquer avec son chien. Elle doit être utilisée pour les caresses, pour accompagner le chien lors de son éducation de base. Par exemple : lui appuyer sur le dos pour le mettre en position "Assis".
Associer le geste à l’ordre donné également pour réprimander le chien qui ne s’exécute pas. Exemple : le prendre par la peau du coup (geste naturel fait par la mère) et le secouer en prononçant un " Non !" ferme.
D) Le jeu
Il est à la base de toute éducation.
Utiliser une balle (de tennis) lors de ses séances d’éducation. Elle sert de récompense lors d’un exercice réussi, mais aussi pour travailler le rapport d’objet. Ne pas faire des séances d’éducation trop longues, mais répétitives. Au bout d’un quart d’heure l’attention baisse…
E) Les ordres qui sauvent
" Au pied !" : un chien qui répond à cet ordre peut être considéré comme bien éduqué ! Cela peut sauver la vie de votre compagnon. Pour l’obtenir, il faut utiliser une longe (laisse de 8 à 10 m) qui vous permet à tout moment de faire revenir votre chien à vos pieds, s’il n’exécute pas l’ordre de lui-même. Ne pas partir sans elle lors de vos promenades avec votre chiot.
"Pas bouger !" : encore un ordre difficile à obtenir sans séances répétitives, mais vital pour votre chien. Exemple : un chien ne doit jamais sortir de la voiture sans en avoir eu l’ordre. Il risque de se faire écraser…
F) Sa place dans la famille
Au sein de la meute, le chien occupe une place précise qui lui est dictée par son âge, son sexe, sa corpulence et son caractère. Pour être accepté par le groupe, il doit se soumettre à certaines règles. A vous de les déterminer !
"C’est moi le chef !", telle devra être votre devise. L’erreur classique consiste à le laisser devenir votre égal, une situation utopique dans le monde du chien où seules deux alternatives existent : dominer (le chef) ou se soumettre (tous les autres) ! Si vous aller à l’encontre de cette loi ancestrale, le chien sera incapable de trouver sa place au sein de sa famille d’accueil. Les conséquences sont souvent désastreuses pour vous-même et pour l’animal.
Alors n’oubliez jamais que c’est vous et vous seul qui êtes le chef de la meute !
G) Les interdits
Afin de ne pas commettre l’irréparable, il faut appliquer ces quelques consignes :
interdire au chiot de s’installer dans les lieux qui lui seront proscrits plus tard (ex : canapé, lit…)
ne pas autoriser le chiot à vous mordiller
ne pas le laisser "monter en grade" en n’allant pas au bout des ordres donnés (pensez à vos enfants !)
ne pas tolérer qu’il vous "montre les dents"
lui donner sa ration après que la famille ait terminé de manger.
A LIRE AVANT DE PRENDRE UN ANIMAL
Si vous n'avez pas d'amour à donner
Si vous n'avez pas de temps à donner
Si vous ne respecter pas les animaux
Si vous n'avez pas un cadre de vie stable
Si vous n'avez pas un espace de vie suffisant
Si vous avez un coup de cœur pour un animal
PRENEZ UN CHIEN EN PELUCHE
Vous éviterez peut être de refaire la même histoire que celle ci dessous
Petit poème qui devrait nous faire réfléchir...
Quand j'étais un chiot, je t’ai amusé avec mes cabrioles et t’ai fait rire.
Tu m'as appelé ton enfant, et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés, je suis devenu ton meilleur ami. Toutes les fois que j'étais méchant tu agitais ton doigt vers moi et me demandais " Comment est-ce possible ? ", mais après on s'amusait ensemble.
Mon éducation a pris un peu plus longtemps que prévu, parce que tu étais terriblement occupé, mais nous y avons travaillé ensemble. Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit et écoutais tes confidences et rêves secrets, et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.
Nous sommes allés pour de longues promenades et courses dans le parc, promenades de voiture, arrêts pour de la crème glacée (j'ai seulement eu le cornet parce que " la glace est mauvaise pour les chiens, " comme tu disais), et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu rentres à la maison.
Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail et à te concentrer sur ta carrière, et plus de temps à chercher un compagnon humain. Je t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirements de cœur et déceptions, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions, et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer.
Et puis tu es tombé amoureux. Elle, maintenant ta femme, n'est pas une "personne - chien ", mais je l'ai accueillie dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection, et lui ai obéi. J'étais heureux parce que tu étais heureux.
Il y eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un chien, tu leur montrais une photo de moi dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires à mon propos. Ces dernières années tu répondais juste " oui " et changeais de sujet. Je suis passé du statut de " ton chien" à " seulement un chien, " et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.
Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville, et vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux familiers. Tu as fait le bon choix pour ta " famille", mais il y eut un temps où j'étais ta seule famille.
J'étais excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux. Cela sentait les chiens et chats, la peur, le désespoir. Tu as rempli la paperasserie et as dit : " Je sais que vous trouverez une bonne maison pour elle." Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé. Ils comprennent la réalité qui fait face à un chien entre deux âges, même un avec "des papiers." Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon col et il a crié " Non, Papa ! S'il te plaît, ne les laisse pas prendre mon chien !" Et je me suis inquiété pour lui. Quelles leçons lui avez-vous apprises à l'instant au sujet de l'amitié et la loyauté, au sujet de l'amour et de la responsabilité, et au sujet du respect pour toute vie ? Tu m'as donné un " au revoir-caresse" sur la tête, as évité mes yeux, et as refusé de prendre mon collier avec vous.
Après votre départ, les deux gentilles dames ont dit que vous saviez probablement au sujet de votre départ il y a de cela plusieurs mois et que vous n’aviez rien fait pour me trouver une autre bonne maison. Elles ont secoué la tête et ont dit : " Comment est-ce possible ?".
Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge que leurs programmes chargés le leur permettent. Ils nous nourrissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours. Au début, chaque fois que quelqu’un passait près de ma cage, je me dépêchais en espérant que c'était toi, que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve... ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu’un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver. Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu.
J'ai entendu ses pas quand elle s'approchait de moi en fin de journée, et j’ai trottiné le long de l'allée jusqu'à une pièce séparée. Une pièce heureusement tranquille. Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles, et m'a dit de ne pas m'inquiéter. Mon cœur battait d'appréhension à ce qui était à venir, mais il y avait aussi un sentiment de soulagement. Le "prisonnier de l'amour" avait survécu à travers les jours. Comme c'est dans ma nature, je me suis plutôt inquiété pour elle. Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je le sais, de la même manière que je connaissais votre humeur chaque jour. Elle a placé une chaîne doucement autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai cherché sa main de la même façon que je te consolais il y a tant d'années. Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine. Quand j'ai senti la piqûre et le liquide se répandre à travers mon corps, je me suis assoupie, l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré : " Comment as-tu pu ?". Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit " je suis si désolée." Elle m'a étreint, et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail de s'assurer que j’allais à une meilleure place où je ne serais pas ignorée ou abusée ou abandonnée, où j’aurais à pourvoir moi-même à mes besoins, une place remplie d'amour et de lumière très différent de cet endroit. Et avec mes dernières forces, j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon " Comment as-tu pu ?" n' était pas dirigé contre elle. C'était à toi, Mon Maître Bien-aimé, que je pensais. Je penserai à toi et t'attendrai à jamais. Puisse tout le monde dans ta vie continuer à te montrer autant de loyauté.
MERCI A CET AUTEUR DONT J IGNORE LE NOM
Au début, il y avait l’Homme. Peu de temps après, il rencontra au détour d’un sous-bois une autre race de la pire espèce : la sienne ! Il fabriqua alors l’arc, puis le canon et les missiles. Leurs inventeurs, probablement des "flèches" à leur époque, se retrouvèrent dans nos encyclopédies à côté des Prix Nobel de la Paix. Une paix qui semble ennuyer terriblement quelques-uns de nos congénères...
C’est pourquoi, certains d’entre eux retrouvent les plaisirs bestiaux des jeux du cirque et des combats de rue. A les écouter, on pourrait penser qu’ un pitbull bien dans sa peau ne nourrit d’un rêve secret dans sa vie : s’accrocher à une joue tendre d’un de ses congénères
Quand un tel événement se produit, tout le monde en parle, et l’animal se retrouve en haut de l’affiche. Mais quelle affiche ! Pour les pitbulls et autres molosses, ils ont pu voir récemment leur portrait-robot en première page, tel des terroristes sanguinaires de la bande à Baader. On les accuse, on les condamne, jetant ainsi la disgrâce sur toute la gent canine. Mais l’espèce responsable n’est-elle pas ailleurs ? Ne se trouve-t-elle pas à l’autre bout de la laisse ?
Alors, à quand la vérité ? Quand verrons-nous à nouveau dans les médias une image objective de ce monde animal qui nous entoure, de ces races que nous manipulons d’abord et éradiquons ensuite, parce que déclarées dangereuses ? Une image, dans laquelle la vraie menace ne viendrait que d’une seule race : la nôtre…
Attention, carton rouge !
Santé :
Ne pas perturber un chiot dans son sommeil ni faire des promenades trop longues
Ne pas le laisser sauter dans les escaliers et hors de la voiture (squelette fragile)
Ne pas le laver avec un shampooing pour humains
Ne pas changer fréquemment son alimentation
Ne pas lui donner du chocolat ni des restes d’oignon (toxiques)
Ne pas lui donner à manger (ration unique) avant et après un effort violent
Ne pas le laisser dans la voiture en plein soleil
Ne pas le laisser trop longtemps seul à la maison